Les années IGN
Une seconde vie civile avec l’IGN
(1954-1985)
Le B-17G est acheté par l’Institut Géographique National le 7 décembre 1954 Sous l’immatriculation F-BGSP
Il réalise pendant plus de trente ans :
- Des missions de cartographie,
- Des relevés géophysiques, thermographie infrarouge,
- De nombreuses missions à travers le monde, du pôle nord à la Polynésie,
- Des tournages de films notamment : La Grande Vadrouille, La Bande à César.
Le B-17G est exposé au salon aéronautique du Bourget en 1975 aux côtés du Concorde. Elle prend part au défilé du 14 juillet en 1984 à Paris, accompagnée de 2 DC3.
L’intérieur d’un B-17 et le photographe devant des caméras à tambours | Crédit photo : IGN.
Heures de vol avec l’IGN : plus de 9500 heures
Après avoir été modifié avec un appareil photo dans le local radio, l’avion sera l’un des B-17 de l’IGN les plus actifs, on compte des missions de Madagascar (1961) aux Antilles en passant par les Comores, l’Afrique du Sud, la France, la nouvelle Calédonie, les Nouvelles Hébrides, la Polynésie, l’Iran (1972/1973), la Jordanie, la Réunion, l’ile Maurice, le Chili, l’Arabie Saoudite (1976) et le Maroc (1973).
En 1966 l’avion commence une carrière dans le cinéma dans « La Grande Vadrouille » et « la Bande à César ».

Puis on le signale au Chili, en Nouvelle Calédonie en 1971.
A son retour en France l’avion fait une apparition au salon du Bourget où il fait de l’ombre au Concorde en 1975.
En 1977 l’avion est engagé sur l’avarie d’une plateforme pétrolière en mer du nord.
En 1978 l’avion effectue l’une de ses dernières missions pour l’IGN dans le cadre du naufrage du pétrolier Amoco-Cadiz en Bretagne.
Différents marquages de la période IGN
Star des meetings aériens
Crédit photo : Roger LYONNET
L’avion est alors parqué à Creil en parfait état de marche mais ne vole alors plus. En 1984, le ministère de la Défense demande que l’avion soit remis en état de vol. Le 14 juillet suivant, l’avion ouvre le défilé aérien sur les Champs Elysées avec deux C-47 juste derrière la Patrouille de France.
Sa remise en état de vol aura demandé 1500 heures de travail.
L’année suivante l’avion est immatriculé au tout nouveau registre des avions de collection F-AZDX, elle est repeinte sous des couleurs imaginaires du 351st Bomb Group avec le nom de baptême « Lucky Lady ». Pour financer ce maintien en vol l’IGN choisis alors de faire sponsoriser l’avion par diverses marques car son maintient en état de vol est très couteux. Ainsi GDF, Faure et Total feront partit de l’aventure.